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Ethique et responsabilité




Aussi bien les étudiants que les entrepreneurs, de plus en plus de français partent à l’étranger. L’herbe est-elle plus rouge ou plus verte ?


Décider de partir à l’étranger
De meilleures conditions

« si j’étais restée en France, je n’aurais pas eu la chance d’un échange avec Harvard », martèle Amicle de Pierrefeu une jeune étudiante brillante de l’école polytechnique de Lausanne. Compte-tenu des sélections particulières en France pour intégrer des classes préparatoires et ensuite de grandes écoles, cette jeune fille Lyonnaise a décidé de partir de l’autre côté du lac Léman pour étudier dans des écoles prestigieuses et tout aussi réputées que les grandes écoles françaises qui lui sont à première vue tellement inaccessibles.

De la même manière, Manuel da Silva, entrepreneur de négoce en produits alimentaires a décidé de déménager son siège social au Luxembourg afin « d’éviter de mettre la clef sous le paillasson ». Ce chef d’entreprise a choisi un environnement tant fiscal qu’administratif meilleur. Il est vrai que l’URSSAF, les impôts et tant d’autres administrations ont tendance à facturer ce qui est facturable et pour le moins ce qui ne l’est pas ou plus au nom d’un arrêté ou d’un décret inconnu au bataillon de l’entrepreneur.

Ces deux cas d’école illustrent qu’il ne fait plus bon vivre en France. C’est sans doute un jeu du chat et de la souris. C’est sans doute dommage de voir fuir des talents en herbe ou bien matures.

Herbe rouge

Quel dommage. Pourquoi fuir ? Il semble intéressant de s’intéresser à la question. Sélection trop compliquée, entreprises mal aimées.
Pauvre Darwin. En France, l’herbe ne pousserait plus au soleil. Un problème de brillance sans doute, ou plutôt d’incompréhensions. En effet, comment peut-on relancer la croissance, si les talents aussi bien humains qu’entrepreneuriaux ne sont plus là ? L’herbe rouge ici correspond à un palliatif à une croissance faible ou nulle assumée et qui oblige à la redistribution des richesses pour éviter une pauvreté grandissante dans l’hexagone.

D’autres Etats à l’extérieur de la France ont su attirer les français. En effet, on n’y parle pas de croissance et de PIB, mais de bien-être et d’égalité sociale. En effet, ce qui importe pour les Etats Unis de Barack Obama ou l’Angleterre de David Cameron, c’est la distribution (et non la redistribution) des richesses pour permettre à leurs populations d’accéder au bonheur.
On est loin de la croissance, de la promotion de la sphère publique et de la redistribution des richesses au sein d’un pays. C’est une évidence d’indiquer que l’herbe semble rouge en France, et pourtant un rayon de soleil émerge. Autant l’utiliser à bon escient pour inciter les potentiels du pays à œuvrer dans l’hexagone.

Cité dans cet article : etranger fuite