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Des machines et des hommes




Avec des offrent qui ne cessent d’être surenchéries, et dont le prix ne cesse de baisser, le marché de la téléphonie s’avère extrêmement mature en France. Guerre concurrentielle ou histoire de saturation de marché ?


Guerre des télécoms mobiles sur le fixe
Un historique très dynamique

Xavier Niel, le P-DG de Free Telecom a annoncé en décembre dernier son offre 4G au tarif unique de 19.99€, doté de 20 gigaoctets de données. Ses concurrents ont annoncé en grande pompe l’accès à la 4G, avec une montée en gamme pour un nouveau marché. Bouygues qui a comme Orange beaucoup investi dans la technologie 4G, compte bien reprendre des parts de marché (qu’il a perdu notamment lorsque free a déclaré son offre mobile à 2€ sans engagement).

Or, le premier prix 4G pour Bouygues Telecom, le champion déclaré de la 4G avec la plus grande couverture s’élève à 29.99€ par mois. La montée en gamme et le positionnement prix ont été intelligemment choisis pour positionner l’offre haut de gamme 4G à 59.99€ par mois et 16 gigaoctets : unncoup marketing à ne pas louper : augmenter les gains avec un produit plus performant.

Offres combinées

Pour éviter de tomber une nouvelle fois dans la tourmente, les concurrents français ont choisi de s’attaquer à l’offre « triple play », à savoir téléphone fixe + internet + télévision. Bouygues est sorti du bois le premier avec une offre à un prix défiant toute concurrence dès le 3 mars : 19,99 euros mensuel.

En effet, le fait de capter de nouveaux clients avec une offre alléchante pour la maison permet de reconsidérer son abonnement mobile avec une offre combinée qui devrait suivre très attrayante. Ce n’est pas sur le prix, mais sur la qualité des services que devrait s’effectuer la manœuvre. En effet, la combinaison du mobile revêt l’abonnement, mais aussi le combiné téléphonique. Rien de pire que d’avoir un forfait 4G illimité sans disposer de l’apprareil approprié. Pour cela, Free a décidé de passer à l’offensive avec l’iphone haut de gamme, le 5S, avec un prix de quinze euros par mois sur deux années.

Le cross-selling, à savoir la vente combinée permet de revitaliser ce secteur très saturé en termes de ventes, et notamment le téléphone fixe.

La grenouille qui veut se faire plus grosse que le bœuf

La guerre fait rage entre les opérateurs mélangés entre eux à savoir fixe et mobile. Numéricable a très fortement médiatisé son intention de racheter l’opérateur mobile SFR, que souhaite céder Vivendi pour se concentrer sur le marché des médias.
Mais Numéricable n’est pas tout seul. Bouygues et Free qui disposent tous les deux de cash souhaiteraient bien s’emparer de l’opérateur.

Pour le moment, Xavier Niel, le PDG de Free, dispose de plusieurs atouts, puisqu’il fait suivre le marché en fonction de ses intentions : casser les prix pour prendre des parts de marché, passer des partenariats avec les opérateurs concurrents (Orange) pour couvrir l’hexagone alors que sa couverture reste faible notamment pour la 4G. S’emparer de SFR pour Free, permettrait de légitimer sa couverture propre, mais à quel prix ? La convoitise va encore attiser la guerre des opérateurs, et faire monter les enchères, qui pourraient faire augmenter les abonnements…

Cité dans cet article : concurrence mobile performance télécom