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La Commission européenne a condamné ce mercredi 3 septembre le "cartel des cartes à puce" à une amende totale de 138 millions d'euros pour entente sur les prix. Les trois entreprises écopent d'amendes aux montants différents : l'allemand Infinon devra payer 82,8 millions d'euros, Philips 20,1 millions et Samsung 35 millions. A noter que Samsung a bénéficié d'une réduction de 30% pour avoir bien voulu coopérer avec les autorités européennes.


Infineon, Philips et Samsung sont sanctionnés pour pour s'être entendus sur les prix entre 2003 et 2005.
Les faits reprochés remontent à la période 2003 - 2005, pendant laquelle les entreprises ont été reconnues avoir entretenu des contacts bilatéraux, en vue de décider de leurs réponses respectives aux clients souhaitant obtenir des baisses de prix. Or, ces pratiques sont contraires aux règles de l'Union européenne qui interdit les ententes. Les investigations de la Commission européenne ont démarré en 2008 et a permis de prouver que es informations commerciales sensibles étaient bien échangées entre les entreprises. Précisément, les informations concernaient les prix, les clients, les négociations, les contrats, les capacités de production et tout ce qui pouvait influer sur le marché présent et à venir.

Une quatrième entreprise était concernée par ce cartel. Il s'agit de Renesas (entreprise commune à l'époque de Hitachi et Mitsubichi). Mais cette société a bénéficié d'une immunité totale car c'est elle qui a révélé l'entente à la Commission. Elle a ainsi échappé à une amende de plus de 51 millions d'euros.
Joaquin Almunia, le commissaire européen en charge de la concurrence a précisé dans un communiqué accompagnant l'annonce de ces condamnations : "À l'ère du numérique, presque tout le monde utilise des puces pour cartes, dans son téléphone portable, sa carte bancaire ou encore son passeport. Il est essentiel que les entreprises qui les produisent s'attachent avant tout à faire mieux que leurs concurrents en innovant et en offrant les meilleurs produits aux prix les plus intéressants".

Rappelons que l'Union européenne s'est développée sur la base d'un marché intérieur au sein duquel la concurrence est libre et non faussée. C’est pourquoi les entreprises sont tenues de suivre certaines règles nécessaires au bon fonctionnement du marché.