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Dans un article intitulé "L’Open Data au service de la mobilité intelligente", le site Mobilité Durable fait le point sur l'ouverture progressive des données de transport et leur impact sur la mobilité urbaine.


Les défis du transport intelligent
L'Open Data est désormais présent dans de nombreux secteurs et se généralise dans celui des transports, en permettant à tous les acteurs d'accéder librement et en temps réels à toutes sortes de données comme les horaires des transports ou les itinéraires. L'article explique que la SNCF est déjà bien présente sur ces technologies mais que les Anglais restent à la pointe, Londres ayant initié cette stratégie dès 2010. L'Open Data dans le domaine du transport est une véritable aubaine pour les entreprises du numérique qui leur permet de "relier l'innovation technologique à l'intérêt général".
 
Mobilité Durable présente l'exemple de la société Uber, cette entreprise bien connue désormais qui développe et opère des applis mobiles de mise en contact d'utilisateurs avec des conducteurs réalisant des services de transport. Au terme d'un partenariat avec la ville de Boston, Uber livre ses données de navigation permettant à la ville de collecter de nombreuses données sur ses usagers, autant de données contribuant à "mieux gérer la croissance et le trafic urbain, d’adapter le réseau de transport et de réduire les émissions de gaz à effet de serre". En mars 2015, c'est la ville de Melbourne, en Australie, qui ouvrira ses données sur les bus et les tramways.
 
La mobilité intelligente, ce sont aussi les voitures sans chauffeurs et les "self-driving cars" ne devraient plus tarder à arriver sur le marché, Google ayant récemment annoncé que sa "Google car", sortie de son X Lab, a déjà parcouru 800 000 km sans avoir été accidentée. Google espère la voir rouler en Californie d'ici 2015.
 
De son côté, Ford a affirmé que les voitures sans chauffeur circuleraient dans plusieurs endroits de la planète d'ici 5 ans, grâce à l'amélioration des logiciels et des capteurs s'appuyant sur la donnée. Le constructeur expérimente en ce moment même un Big Data Drive, un projet de collecte de données grâce à des capteurs, pour l'instant installés dans les véhicules des salariés de l'entreprise s'étant portés volontaires. Ainsi, chaque voiture est capable de récolter 25 Gigabytes de données par heure.
 
L'Open data est donc une véritable mine d'or pour faire décoller la mobilité intelligente et désengorger les espaces urbains. Face à Google et aux start-ups, les sociétés de transport public ont des défis à relever sous peine de perdre beaucoup de terrain sur le marché prometteur du transport intelligent.