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Des machines et des hommes




Les soldes ont commencé dans la plupart des régions mercredi 8 janvier 2014. Pourtant, derrière ces dates, il existe un flou artistique purement « marketing ».


Les soldes : décision collective ?
Volume d’affaire

90 à 95% des français comptent utiliser les soldes pour faire des emplettes selon un sondage IPSOS. C’est aussi pour les commerçants un moment privilégié puisque 30 à 40% de leur chiffre d’affaires est réalisé pendant cette période.
Le risque est tout à fait important pour le commerçant en ce qui concerne son stock et sa trésorerie. En effet, si les ventes ne sont pas au rendez-vous, la rentrée des nouvelles collections ne pourra pas s’effectuer. Il s’agit d’une double peine, tout d’abord, le cash ne sera pas suffisant pour payer les commandes des nouveaux produits à mettre en vente, mais en plus la place physique dans le magasin ne sera pas suffisante (encombrement inévitable).

Tous les moyens sont bons pour attirer les clients. Cela passe en premier lieu par les médias qui permette de mettre en appétit les clients, aussi bien dans les journaux télévisés qu’à la radio, la presse écrite et surtout sous forme de publicité.
Le commerçant sera soulagé de constater que son stock diminue à vue d’œil et que les clients se battent pour un même produit. Le plus tôt sera le mieux. Ainsi il est très courant de recourir aux ventes privées ou privilégiées auprès des meilleurs clients. Cette opération préliminaire est cruciale puisque les rabais seront moins importants que lors d’une seconde démarque où les produits sont vraiment bradés et par conséquent, le montant du chiffre d’affaires ne sera pas au rendez-vous
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Que dit la loi ?

La législation est très stricte sur l’encadrement de la période des soldes. La durée comme les dates sont fixes et communiquées à l’avance. Les articles en vente doivent être en stock depuis au moins un mois, auquel cas, ils ne pourront pas être soldés. Le prix plein doit être affiché clairement et le montant ou pourcentage de réduction doit aussi être bien apparent.

Au cas où le prix plein aurait évolué, c’est-à-dire réaliser une réduction digne d’un mirage, il s’agit d’un délit commercial passible de poursuites. Le commerçant qui s’amuse à gonfler ses prix pleins la veille des soldes ne sera pas déçu si les contrôles sont réalisés dans sa boutique. La répression des fraudes veillent. Il est donc peu probable que les clients puissent être lésés.

Au-delà des périodes fixes, il existe deux semaines dites flottantes par an. Les dates doivent être connues du ministère chargé des PME. Et chaque enseigne a la possibilité de poser ces jours supplémentaires à son bon vouloir.
La décision de ces soldes flottantes relève donc du commerçant. Dans la pratique, c’est un peu différent. Dans les centres commerciaux, les boutiques sont invitées à effectuer ces périodes ensemble, plutôt que chacun. Les clients seront plus tentés de se déplacer pour plusieurs boutiques en un même endroit. La concurrence ne s’effectue pas ici entre boutiques, mais entre centres commerciaux. La décision collective est donc privilégiée et recommandée.