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Utiliser les "chatbots" et en finir avec les nombreuses applications présentes sur le marché, tel est le projet de Microsoft. Le géant américain veut bâtir une plateforme où des robots conversationnels aideront à affecter toute les tâches possibles.


Microsoft veut faire des "bots" le pilier de la technologie de demain
Des "bots" à tout faire

Le développement de l'intelligence artificielle est la base pour booster les capacités des "bots". Les "Chatbots" comme on les appelle, seront donc les nouvelles applications désignées pour remplacer les nombreuses applications traditionnelles qui encombrent nos smartphones. Leur spécialité sera de pouvoir exécuter plusieurs tâches à la fois. Réserver un taxi, acheter son billet d'avion ou commander une pizza, "tout ce que vous faites aujourd'hui en surfant sur le Web ou en utilisant une application, vous pourrez le faire demain en discutant avec un bot", a confié Satya Nadella, le directeur général du groupe de Redmond.  En effet les "bots" ont aujourd'hui gagné en efficacité, et avec le système de la "Machine-Learning", ils ont déjà réussi à emmagasiner des tonnes de connaissances grâce aux gigantesques bases de données qui les facilitent la tâche de trouver des éléments de réponses de manière instantanée. En outre, ces données monumentales leurs permettent aussi de communiquer avec les humains, à travers une technique de langage littéral. Ce qui peut provoquer des dérapages dans certains cas.
 

Des limites dans la communication des "bots"

Avec le système du langage littéral, il existe des limites à la capacité des robots de tenir une communication irréprochable. Des cas de dérapages sont toujours évidents malgré les promesses du développeur de corriger leur système. "Bush est responsable du 11 septembre et Hitler aurait fait un meilleur boulot que le singe que nous avons actuellement”, tels sont les propos de Tay sur Twitter, le "chatbot" qui a été présenté le 23 mars dernier par Microsoft. Cet incident a conduit à l'entreprise Redmond de vite fermer le compte et à présenter ses excuses vendredi dernier. Microsoft a de son côté blâmé les provocations haineuses que Tay a subit, venant des nombreux internautes, le conduisant à "communiquer de manière inappropriée". Ce chapitre malheureux de Tay montre ainsi les limites de la technologie des "bots". Mais ce dérapage n'a toutefois pas découragé Microsoft; d'autant plus que la compagnie a pour objectif principal de présenter ce robot conversationnel comme le centre de sa nouvelle politique.
 

Les "bots", une menace directe pour les plateformes d'applications

Le développement de ce robot "à tout faire" nous évitera sûrement de télécharger des applications complémentaires, et donc constituera une menace réelle pour les autres maisons d'applications. Ce sont en effet Google et Apple, les deux grandes compagnies de "stores" d'applications qui sont les cibles directes. Cette politique permettrait à Microsoft de se relancer dans le marché du Mobile, qu'il n'a jamais su conquérir jusqu'à présent malgré le développement de ses Windows Phones. En outre, pour rassurer les développeurs d'applications, Microsoft promet de lancer une plateforme qui leurs permettrait de développer des "bots" sans problème. En a croire Derrick Connell, à propos du développement des "bot", le vice-président de Bing soutient que chaque structure aura son "bot, de la même manière qu’elle a aujourd’hui un site internet".  Google et Apple sont donc avertis.