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Clôture probable des services d’Uber et Lyft en Californie

Les deux géants tiennent tête au tribunal californien, en choisissant de ne plus desservir cet Etat. Xavier Beccera se heurte à un niet catégorique, suite à l’injonction de régulariser les recrues indépendantes. Le verdict donné en début Aout, accorde un temps d’attente de 10 jours à Uber et à Lyft pour s’aligner sur la règlementation votée l’année dernière. Les entreprises de transport indexées répliquent qu’elles sont désormais dans l’incapacité d’offrir leurs services aux californiens. Et ce, dès demain Jeudi. Cet affrontement s’étendra jusqu’en début Novembre le temps qu’Uber et Lyft parviennent à faire voter par referendum, une non application de la loi à leurs chauffeurs. Ce délai d’attente leur permet de continuer à utiliser leurs services sans avoir à s’acquitter des charges salariales liées, telles que l’allocation de chômage, le paiement d’heures supplémentaires ou le montant minimum de rémunération salarié.
Lyft est même parvenue à rallier ses usagers au referendum, en leur demandant de participer au vote.
 
D’autres formes d’avantages pour les chauffeurs externes

Les deux experts en covoiturage proposent un substitut à la loi. Le patron d’Uber argue que la réglementation californienne prive les chauffeurs d’horaires de travail libres (au profit d’une régularisation) et déclare le système californien obsolète. Il propose un fond de contribution par chauffeur (sous forme de cotisations) qui leur serait alloué, de ce fait ils prendraient en charge eux-mêmes la rémunération de leurs congés et contribueraient eux même encore une fois, à leur prise en charge médicale, s’il y a lieu. Il va jusqu’à soutenir que les conducteurs préfèrent cette alternative. Xavier Beccera quant à lui, rétorque qu’il s’agit d’une aberration dans la mesure où aucun employé ne lésinerait à se faire payer des heures supplémentaires légitimes. L’Etat californien et celui français partagent la même opinion sur le sujet et fustige le model d’entreprise des deux structures ciblées, accusé d’exploiter les chauffeurs indépendants.
Les 2 entreprises ont encore proposé une autre voie d’échappatoire : Un contrat de franchise sera établi avec d’autres structures indépendantes qui seront chargées d’assurer l’acheminement, en mettant à disposition voitures et chauffeurs (donc la gestion de ce type de ressources humaines leur incomberait désormais). Uber et Lyft pourront par cette voie se substituer au coup financier d’une régularisation des conducteurs, tout en continuant d’exister et de garder une certaine maitrise, par la gestion de la plateforme de mise en relation (clients- chauffeurs).