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Scopelec, sous-traitant d’orange a été débouté vendredi par le tribunal de commerce de Paris de sa demande de prolongation d’un très gros contrat qui le liait à Orange, géant français des Télécoms
Au cours de cette procédure, le tribunal fait le constat d’un différend très sérieux entre les deux parties. Cependant il estime que ce type de différend est de la compétence « du juge du fond » et non d’une procédure de référé.


Débouté de sa demande contre Orange, Scopelec ne lâche pas l'affaire
La mobilisation toujours maintenue

Le représentant du personnel au sein du conseil social et économique (CSE)_Setelen, filiale de Scopelec Vincent Tomassetti a fait savoir mardi « qu’ils préparent l’appel de cette décision » .
Du coté des salariés dont certains ont  entre 15 et 20 ans d’ancienneté on ne baisse pas les bras. Pour leur représentant, pas question de capituler. Il en profite d’ailleurs pour annoncer une manifestation nationale place de la Bastile à Paris, le jeudi 21 avril. Quelque 860 salariés jusqu’à récemment émargeaient  à Scopelec Setelen ; 250 en Rhône-Alpes, 250 en Auvergne, 250 en bourgogne-Franche-Comté et le reste au siège ligérien. Un constat unanime a été que  de nombreux collaborateurs ont été poussés vers la concurrence suite à l’annonce de la perte du marché d’Orange. Et Vincent Tomassi de se désoler « nous ne faisons pas moins de 500 salariés présentement, mais socialement parlant la situation devient invivable ».

Scopelec en procédure de sauvegarde

Scopelec se chargeait de la pause pour Orange de la fibre et de l’entretien du réseau cuivre dans ce contrat qui vient de s’achever. Scopelec a un chiffre d’affaires de 475 millions d’euros et emploie 3.600 personnes. Il demandait au tribunal la prolongation d’un contrat de sous-traitance d’une très grande importance équivalant à presque 40% de son chiffre d’affaires. Ce n’est qu’à la mi-novembre que le sous-traitant avait été notifié de la perte de ce contrat. Il estime avoir été totalement pris de court et n’avoir pas eu le temps de prendre ses dispositions.

De ce fait et se basant sur les preuves présentées au tribunal, Scopelec est également obligé de remercier plus de 820 salariés. Aujourd’hui, en procédure de sauvegarde, le sous-traitant n’est pas sûr de pouvoir survivre au choc. Et Orange d’apporter la réplique ; il estime avoir accordé à Scopelec un préavis légal basé sur les règles en vigueur. Cependant, il dit rester à l’écoute pour apporter sa contribution dans cette phase transitoire.