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Quelles alternatives pour sauver les entreprises de la faillite ?

Pour amortir le choc l’Etat réfléchit à des moyens adaptés aux cas les plus graves. Ce qui va faire appel à de nombreux fonds pour appuyer les mesures déjà en place (secours financiers, retardement des délais de paiements ou amortissements).
Mais il faut procéder à une sélection rigoureuse des structures à fort potentiel, pour que les mesures de soutien financier ne soient pas vaines.
 
Les grandes organisations
Les groupes de taille importante majoritairement devraient souscrire à de nouveaux prêts, mobiliser leurs capitaux de réserves ou acquérir d’autres actifs. Mais ces mesures de survie ne sont pas applicables aux très petites et moyennes entreprises en raison de leurs faibles moyens selon la banque française de Paris. Son dirigeant a suggéré à Macron dans une correspondance, la nécessité d’un soutien financier adapté à ces cas juste avant le mois d’Aout.
La priorité sera donnée aux entreprises du secteur public et une enveloppe d’une vingtaine de milliards a été allouée à L’APE.

Les structures de petites et moyennes tailles
Les entreprises qui n’ont pas été en mesure d’honorer leurs dettes d’après confinement du fait d’un déficit de croissance, pourraient profiter de recours tels qu’un allongement du délai de paiement, une nouvelle mobilisation de fonds émanant des actionnaires.
De nouveaux investisseurs pourraient croire en la survie de ces entreprises et les renflouer.
Bruno le maire a parlé dans le Figaro, de nouvelles propositions de prêts remboursables en actions. Leurs caractéristiques consistent dans des facilités exceptionnelles qu’ils offrent. En cas de dépôt de bilan, ils seront remboursés en dernier lieu juste avant la restitution des actionnaires. Mais il est faut que le préteur soit en mesure de rentrer dans ces fonds à termes, selon le gouverneur de la banque de France.

Les entreprises à taille très réduite
Elles ne sont pas assez puissantes pour faire face à de grandes mesures financières. Aussi une simple élimination de charges patronales ou encore des annulations de dettes suffiront.
Une seconde alternative pour des organisations plus grandes, sera de reculer le délai de paiement, amortissable sur une période allant de 1 an à 5 ans. Mais avec une revue à la hausse des intérêts. Le ministre des finances déclare être déjà en négociation avec les structures habilitées.

Nécessité d’une action combinée secteur privé - Etat

Le privé devra apporter son concours pour le choix des critères de sélection des entreprises méritant ces mesures. Pour celles, à taille très réduite, la sélection sera confiée aux banques. Le secteur privé devra aussi participer financièrement car le public ne peut supporter seul le poids de telles mesures sans pertes d’après Bruno le maire (dixit sa lettre à Macron). L’Etat a déclaré à cet effet la création d’une réserve financière estimé à 630 000 000 d’Euros et destinée aux petites et moyennes entreprises et aux ETI de l’aviation avec le concours de Tikehau capital, Bpi France et de certaines grandes structures dans le domaine.