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L’évocation par le milliardaire de la méthode de calcul de l’évaluation de la proportion de faux comptes risque de porter préjudice au milliardaire quant au rachat de Twitter. L’équipe juridique du réseau social lui reproche d’avoir fait allusion à un aspect essentiel du processus de rachat.
L’incompréhension se corse davantage entre Twitter et Elon Musk qui a décidé vendredi de suspendre provisoirement le rachat du réseau social, en attendant des précisions sur certains détails, notamment les calculs sur les faux comptes et sur les spams.
Elon Musk a d’ailleurs sur son compte Twitter évoqué un appel tendu de l’équipe juridique du réseau social. Cette dernière lui reproche d’avoir ouvertement révélé la méthode secrète employée pour évaluer cette proportion.


Un accord de confidentialité violé, Elon Musk peut-il encore racheter Twitter ?
Il a révélé que son équipe allait se baser sur un échantillon de 100 comptes pour calculer ces 5% de faux-spams parce que pour lui c’est le même procédé que Twitter utilise. C’est cette nouvelle position du milliardaire qui a vraisemblablement suscité l’ire des équipes du réseau social.

Ce dimanche d’ailleurs Elon Musk, loin de démordre, ne s’est pas arrêté en contestant ce chiffre de 5%. Il est en fait envisageable qu’il y ait plus de 90 % des utilisateurs actifs quotidiens. L’homme d’affaires fait noter également sa grande surprise que les tweets les plus populaires depuis toujours, n’aient été « likés » que par 2 % des utilisateurs actifs tous les jours.

Selon Susannah Streeter, analyste marchés pour Hargreaves Lansdown, la proportion de faux comtes est un indicateur essentiel pour Twitter. Toujours selon elle le calcul du nombre exact de personnes qui tweetent véritablement, est considéré comme capital pour les flux futurs de revenus par le biais de la publicité ou des abonnements payants sur le site.

Indicateur de premier ordre

On trouve essentiellement des « bots » dans ces 5 % considérés comme de faux comptes. Les bots sont des comptes automatisés mais derrière lesquels il y’a un robot. Le plus clair du temps il est question de comptes imaginaires sans importance qu’on retrouve par ailleurs sur d’autres réseaux sociaux.

Ce qui est déplorable, c’est que ces faux comptes impactent plus ou moins les résultats de l’entreprise.
Si la proportion de faux comptes dépassait 5% cela pourrait influencer négativement la publicité mais aussi bouleverser les prévisions d’abonnements payants. Tout ceci pourrait amener Elon Musk à revoir à la baisse sa proposition de 44 milliards de dollars.