m-tribune

Un site dédié au management et à la performance de l'organisation

Organisation et ressources humaines




Les résultats de l’exercice 2016 ont été rendus publics par EDF ce mardi. L’impact de la diminution de sa production nucléaire en France, ainsi que le faible coût sur le marché de l’électricité s’est nettement fait sentir. Toutefois, le Groupe fixe le cap pour 2018, pour relancer ses activités et atteindre des fortes performances, pour ainsi parvenir à des flux de trésorerie importants.


Cash-flow : EDF fixe son cap pour 2018
Des indicateurs négatifs ces dernières années

Le cash-flow permet de déterminer la capacité que possède le Groupe public français de l’électricité à supporter ses investissements et représente également le dividende perçu par ses actionnaires. Pour cette année 2016, il se chiffre à –1,6 milliard d’euros. Il était de -2,1 milliards d’euros en 2015. Pour ce qui est du cap que le Groupe s’est fixé pour 2018, il entrevoit un bénéfice avant impôt, charges financières, dépréciation et amortissement (Ebitda) de l’ordre de 15,2 milliards d’euros.

EDF, dont le capital détenu par l’Etat français est de 85,6%, affirme en plus que pour l’année 2017, sous les effets cumulés de la baisse de prix de l’électricité en France et au Royaume Uni, son Ebitda oscillera entre 13,7 et 14,3 milliards d’euros. Selon le PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy : « Nous voyons que l’année 2017 sera encore une année difficile pour nous, mais notre rebond sera effectif en 2018 ».

Des pistes pour atteindre un cash-flow positif

Toujours selon son PDG, « EDF a une forte capacité à gérer son Cash qui s’est encore améliorée. Nous le confirmant avec cette projection pour l’année 2018 qui le fera passer du côté positif ». Afin de mieux atteindre ses objectifs, le PDG du Groupe a souhaité, s’exprimant sur RTL, que les tarifs de l’électricité augmentent moyennement en France pour lui permettre d’investir.

Au terme de l’année 2016, le résultat net courant d’EDF se chiffre à 4.085 millions d’euros, un recul de -15,3%, son Ebitda s’élève à 16.414 millions d’euros (-6,7%) et son chiffre d’affaires lui s’établit à 71.203 millions d’euros. Des résultats qui ne sont pas sans rappeler les lourdes dépréciations d’actifs subies en 2015.

Reste simplement à fixer les dividendes

Du côté des analystes, on attendait un résultat net du Groupe autour 3.152 millions d’euros, et pour l’Ebitda, 16.132 millions d’euros, tandis que le chiffre d’affaire devrait s’étaler à 70,768 millions d’euros. Pour le compte de l’année 2016, EDF a proposé de reverser sous forme de dividende, la somme de 2,1 milliards d’euros. En marge du paiement des actions nouvelles, c’est le montant du dividende qui restera à déterminer lors de la prochaine augmentation de capital.

Le Groupe prévoit 4 milliards d’euros en termes d’augmentation de capital, avec 3 milliards qui reviendraient à l’Etat français d’ici la fin du mois de mars. EDF entrevoit également d’optimiser ses investissements, avec plus de 2 milliards d’euros en 2018 comparativement à 2015. Le professionnel de l’électricité souhaite également réduire ses charges opérationnelles de près d’1 milliard d’euros en 2019 comparativement à 2015 et pratiquer une cession d’actif d’au moins 10 milliards d’ici 2020.