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Organisation et ressources humaines




On dit : « le travail c’est la santé », mais le travail peut aussi être stressant, fatiguant, et chaque personne, employeur ou employé, est soumise à des contraintes qui peuvent conduire à des maladies psychologiques ou physiques. Les dirigeants sont pourtant peu regardants sur leur état de santé, moins encore que les salariés, car ils sont une référence en matière d’assiduité.


Le dirigeant ne peut pas de tomber malade

Deux tiers des dirigeants travaillent plus de 50 heures par semaine et étonnement, cet acharnement ne semble pas avoir d’impacts négatifs sur leur état de santé psychologique ou physique. En apparence seulement. En effet, le dirigeant s’assurant du bon déroulement des activités de l’entreprise ne se permet pas de tomber malade, et dit être en bonne santé tant au niveau physique qu’au niveau mental. Pourtant, force est de constater qu’en ces temps de crise, où la productivité s’est intensifiée, ainsi que la pression au travail, la santé des travailleurs et des dirigeants est mise à rude épreuve. Mais ils se gardent bien de parler de leur état de santé, pour ne pas montrer leurs faiblesses. Ainsi, l’on peut constater que 32,8 % des dirigeants de TPE travaillent plus de 60 heures par semaine contre 46,7 % des dirigeants de PME. Il apparait donc que plus l’entreprise est importante, et moins les dirigeants comptent les heures de travail. Un rapport au temps qui peut s’avérer plus improductif qu’il n’y parait.

Un dirigeant en bonne santé, une entreprise performante

En négligeant sa santé, le dirigeant risque l’avenir de sa firme. Si, par inattention, il tombe malade, son entreprise en paiera les conséquences, et il ne sera plus en mesure de gérer, ni de surveiller les travaux en cours et à venir. Un bon chef d’entreprise doit donc tenir compte des problèmes qui peuvent survenir lors de ses absences et faire en sorte de les limiter. C’est là où le bât blesse, car le surmenage qui atteint la majorité des dirigeants les conduit inévitablement à des arrêts maladies, récurrents, et longs. Ainsi, savoir trouver le juste compromis entre travail et santé est d’une importance capitale, et contrairement aux idées reçues, travailler plus n’apportera pas nécessairement une meilleure productivité, dans la mesure où les conséquences d’un surmenage se soldent par une incapacité à travailler. Cela est valable, tant pour les employés que pour les dirigeants.

Trop de travail tue le travail, pour les salariés comme pour les dirigeants

C’est sur l’idée que travailler plus, rapporte plus, que les dirigeants se tuant à la tâche ne comprennent pas qu’un travailleur se permette de tomber malade. Faudrait-il d’abord qu’il comprenne qu’ils sont eux-mêmes dans un état de santé déplorable, pour ne pas vouloir imposer leur rythme aux employés ? Le stress et l’anxiété touchent presque tout le monde, et trop de travail nous conduit sur le chemin de la théorie des trois « D » : dépôt de bilan, divorce et dépression qui sont des réalités courantes chez les travailleurs. Et en dernier point vient s’ajouter le « D » de décès qui arrive plus souvent qu’on veut bien le croire. Néanmoins, selon de récentes enquêtes, les dirigeants souffriraient moins que les salariés, et ce, du fait justement qu’ils ne regardent pas leur temps de travail. Mais s’ils souffrent moins, ils ne sont pas pour autant en meilleure santé. Parmi les problèmes physiques du dirigeant, on compte les troubles musculo-squelettiques, les reflux gastriques, et l’hypertension artérielle.
Quel est l'état de santé des dirigeants ?