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Ethique et responsabilité




Destinée à devenir le paradigme des années 2010 au niveau du management, la RSE a récemment fait l’objet d’une enquête approfondie par le cabinet Selenis. Spécialisé dans les secteurs assurances, protection sociale et banque, Selenis est un cabinet de conseil en stratégie organisation et management qui a publié les résultats de son enquête sur les pratiques RSE dans un livre blanc.


RSE et finance : un premier livre blanc
L’étude menée par Selenis

S’articulant autour des piliers de la norme ISO 26000, l’enquête menée par le cabinet a été publiée dans le but de valoriser les pratiques RSE et de mettre en avant l’intérêt financier d’un engagement RSE. Menée auprès de grands noms de l’assurance dont l’engagement RSE est concret, l’étude a permis de mettre au grand jour des actions responsables qui pourraient ou devraient être envisagées par toutes les entreprises. Le cabinet met ainsi en évidence à travers son livre blanc, le volontarisme grandissant des entreprises, à s’engager dans une démarche RSE. En y citant des exemples concrets et louables par leur impact financier positif, le livre blanc de Selenis se veut être un premier benchmark servant de base de réflexion sur le déploiement d’une RSE.

Constat du manque de globalisation en RSE

Tous les acteurs économiques des secteurs étudiés et notamment le secteur financier sont depuis longtemps engagés en RSE, malgré une discontinuité dans son application. L’erreur de ces entreprises est d’avoir souvent voulu séparer le social du financier. Or, les actions dans le social permettent un retour sur investissement, car elles sont un facteur de croissance à court, moyen, et long terme. Dans la mesure où la politique RSE est efficace, cette dernière permet à l’entreprise de se développer et de rester rentable, car un comportement responsable favorise la croissance. Cependant, un comportement responsable ne se limite pas à fournir de la transparence sur ses produits ou encore à mettre en place des services d’écoute pour ses employés. C’est dans la globalisation de la RSE qu’est l’avenir stratégique des entreprises. Il faut responsabiliser les employés et les consommateurs pour que la croissance soit durable. Nous savons que l’implication des employés est d’autant plus grande quand la société est soucieuse de leur bien-être et de leurs conditions de travail. Nous savons également que l’instauration d'un label RSE responsabiliserait le consommateur sur l’impact de ces décisions et permettrait une économie plus respectueuse de l’environnement et des hommes. Mais tout reste à faire, car chaque business modèle à une stratégie RSE différente. C’est le niveau d’engagement en RSE de chaque entreprise qui fera la différence.

Se différencier par un engagement RSE

Avec la forte croissance du numérique et les mutations de comportement engendré par les réseaux sociaux, qu’ils soient prospects, clients ou employés, chaque individu peut apporter à une entreprise, des solutions innovantes. L’innovation est indéniablement le facteur de croissance par excellence dans un contexte de très forte concurrence. Elle permet aux entreprises de se différencier. La question est alors de savoir comment innover. C’est en cela qu’un engagement RSE apporte une réponse, car l’innovation étant une question de créativité, une démarche RSE permettra la facilité d’expression des employés. Ces derniers sont la source du potentiel de créativité de l’entreprise. Il appartient donc aux managers de savoir les guider pour aboutir à une innovation. C’est ainsi que la RSE permet de se différencier.

Cité dans cet article : durable Finance RSE