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Cette affaire avait suscité beaucoup de problème entre le ministre de l’Économie et le patron de Renault Nissan en 2015 et aujourd’hui Macron étant président de la République il a su profiter de la situation pour régler ce problème une bonne fois et enterrer l’âge de guerre en cédant ces actions.


L’État cède des actions Renault
Quel est le but de cette cession ?
 
Dans sa politique de cession d’actifs, l’État français a cédé plusieurs de ses actions parmi lesquelles on retrouve celles de l’actuel président de la République Macron à Renault Nissan. Cette cession de 4.73% du capital de Renault va permettre à l’État de redescendre à 15% du capital de ce dernier. Pour l’Etat, la cession de ces actions est favorable d’un point de vue financier, car celle-ci leur a permis de redorer la caisse de 55 millions d’euros. Le but principal de cette cession est d’alimenter le fonds pour l’innovation de rupture, une promesse faite par le président lors de sa campagne.
 

Planification de la cession
 
Dans le but d’imposer en assemblé général la mise en place de la « loi Florange » qui récompense les actionnaires de long terme par des droits de vote double, M. Macron avait pris la décision de faire grimper l’État au capital de Renault en passant de 15,01 à 19%, une opération saluée par les investisseurs. Cependant, Bruno Le Maire avait déclaré il y’a de cela 1 mois que l’État avait du mal à sortir de ses mains les actions acquises chez Renault « nous sommes scotchés avec quelques pour cent de Renault que je n’arrive pas à vendre parce que le cours de l’action n’est pas suffisamment élevé », c’est ainsi qu’il l’avait annoncé au cours d’une audition a l’assemblé nationale.
 
Cette cession en 2015 avait engendré d’énormes conflits entre le japonais Nissan et le gouvernement français, avant l’accord concernant l’influence de l’Etat au niveau de Renault.
Dans ce cadre, le PDG de Renault avait déclaré d’ailleurs que la valeur du titre de sa société ne reflète pas son « cœur de métier » et qu’il était soucieux du « dieselgate » et des annonces de l’État actionnaire. Il avait aussi expliqué que « lorsque l’un de nos actionnaires dit qu’il veut vendre 4.7%, cela met une certaine pression sur le prix », une déclaration qui explique en claire ses tensions avec Macron.

La réussite stratégique de cette cession
 
Cette cession qu’on n’aurait jamais pu imaginer à cause des tensions qu’elle avait déclenchées entre Nissan et le gouvernement français a finalement abouti à un énorme succès stratégique de la part de l’Etat qui a eu à enregistrer une plus-value de 55 millions d’euros sur cette cession.
               
Ainsi Renault a voulu prendre part à la cession dans le cadre de son programme de rachat d’actions, en achetant 1.4 million, l’équivalent de 10% de l’ensemble des titres vendus par l’État. Le groupe a été contacté par l’AFP et il a confirmé sa participation, mais n’a pas voulu en rajouter plus. Cependant, deux ans et demi se sont écoulés avant que les prévisions de Bercy soient réalisées c’est-à-dire la montée du capital de Renault qu’il attendait pour pouvoir s’en délester.
 

Cité dans cet article : actions l'Etat Renault