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Une étude récemment publiée par Tennaxia vient conforter l'idée que RSE et performances de l'entreprise sont loin d'être incompatibles


RSE et performance de l'entreprise sont désormais intimement liées
La société de conseil en "performance durable" Tennaxia vient de publier la deuxième édition de son rapport consacré aux pratiques de reporting extra-financier et démontre que cette obligation légale peut être source de création de valeur pour l'entreprise. C'est la loi Grenelle 2 et son article 225 qui renforce l'obligation pour les entreprises de publier des informations extra-financières, en étendant progressivement cette obligation à toutes les entreprises de plus de 500 salariés et non plus qu'aux sociétés cotées comme le prévoyait la loi NRE (Nouvelles Régulations Economiques) de mai 2001. Pour les entreprises, cette obligation a sonné le glas des rapports Développement Durables parfois un peu trop complaisants et peu informatifs. Désormais les entreprises doivent transmettre des données précises et prouvées qui mesurent leurs progrès sociaux, environnementaux et sociétaux, à partir de référentiels normés.
 
Tennaxia a interrogé 190 entreprises et l'échantillon étudié est constitué de 48 entreprises dont 32 non cotées. Les résultats montrent que 58% des entreprises ayant répondu considèrent la RSE comme un levier de la performance ou comme pleinement intégré à leur business model. Mais seulement 8 entreprises mesurent précisément et se fixent des objectifs de ROI sur les dispositifs de RSE déployés. Au niveau de la gouvernance, l'étude pointe que 83% des entreprises sondées ont dans leur effectif un responsable du développement durable ou de la RSE, dont 38% sont membres du comité de direction. Près des deux tiers des entreprises sont dotés d'un comité de RSE, dont les principales missions sont de définir la politique de RSE et ses indicateurs de pilotage. Interrogé par BFM TV, Bertrand Desmier, directeur conseil chez Tennaxia, remarque : "l’obligation de reporting permet de faire des liens qui n’étaient jamais établis dans le passé. J’ai en tête le cas d’une entreprise qui a constaté des taux de formation, d’absentéisme ou d’entretiens annuels individuels très divergents entre l’une et l’autre. Celle qui avait les meilleurs résultats avait aussi un meilleur chiffre d’affaires".
 
Pour Bertrand Desmier, la RSE et la performance financière ne sont plus dissociées et encore moins opposées : "Cela est logique", précise-t-il, "les investisseurs regardent de plus en plus la pérennité -la durabilité- d’une entreprise. Celle-ci passe aussi par la gestion du long terme, qui est plus la spécificité de la RSE".